ZAN - BD

blog de bd pas marrantes mais un peu quand même parce que ça dépend!...

mercredi 17 octobre 2007

Destroyed dreams - 85 boulevard Montparnasse

Retour au réel avec une actualité mouvementée, boudée par les gros médias... Bon, c'est vrai que Jeudi, y'a la grève des transports, que Sarko va divorcer et que Bertrand Cantat est sorti de prison, mais dans ce pays aujourd'hui, il y a aussi des étudiants mal logés qui se font expulsés de leurs logements, et ce à l'aube de l'hiver. Je trouve ça tout simplement dégueulasse, mais bon, si on en parle pas à la télé, personne n'est au courant de rien.  Si vous étiez à Montparnasse à Paris Mardi après-midi, vous avez surement croisé des cars de CRS et une quarantaine de "D'jeuns" (étudiants, smicards, artistes en tout genre) un peu agités...   
Enfin bon, voilà une vidéo beaucoup plus éloquente que moi et un article copié-collé ! Tchô !

Sane_1


Expulsion cinema
envoyé par jeudinoir

17/10/2007

Un rêve de cité U expulsé à la hache

Franchement, là, on s'y voyait tous. Jeudi Noir et Macaq avaient trouvé LE bâtiment idéal pour installer enfin la cité U dont on parlait depuis juin, pour laquelle 200 étudiants avaient déjà postulé. 2 500 m2  en plein Paris, au 85 boulevard Montparnasse, trois étages, les quatre ailes donnant sur une cour charmante, une cinquantaine de pièces d'environ 15 m2 chacune, eau chaude, électricité, chauffage, douches, bibliothèques...
On avait même poussé le perfectionnisme jusqu'à déménager un baby-foot. Depuis cinq jours, 50 étudiants et jeunes précaires s'y étaient installé en mode commando et avaient commencé à créer leur monde, organisé des tours de garde et de cuisine, confectionné des banderoles («136 000 logements vides à Paris, 50 de moins», «Etudier sans précarité», «Cité U libre»).
Il fallait les voir, ces cinquante-là : un rêve d'équipes de colocataires en galère de logement : des artistes, des philosophes, un expert d'installations énergétiques écolos, des doctorants congolais en droit, des expulsés de cité Crous de banlieue, une mère de famille qui loge chez un marchand de sommeil, et même une étudiante-militaire sergent ! La crème, on vous dit ! Toute la crise du logement étudiant résumée en un seul lieu, ça c'est subversif. On avait prévu une belle inauguration ce matin mercredi.

Sans_titre_1


L'immeuble appartenait à l'Etat qui en avait fait les locaux du secrétariat d'Etat à l'économie solidaire (supprimé par Chirac en 2002) puis de la défenseure des enfants. Deux jolis symboles pour une réquisition citoyenne.
Pour expliquer le manque criant de logements sociaux, l'Etat se défend toujours en expliquant qu'il manque de place. Et pourtant, l'an dernier, il a préféré vendre cet immeuble au plus offrant, en contradiction avec les objectifs de la loi Engagement national pour le logement de 2006.
C'est la MAIF qui en a hérité. Mais si, la MAIF, vous connaissez, «l'assureur militant». Je m'étais dit qu'avec eux, on était tranquilles, une mutuelle, dont je suis sociétaire de surcroît, n'allait pas se comporter comme un vulgaire CIC, qui avait menti comme un arracheur de dents quand on avait occupé ses locaux vides rue de la Banque en janvier.

e_1


Les photos sont de Mister Laurent. La suite ici.

Posté par Z A N à 23:16 - Zansemble - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire